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Axel Hervelle

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Message par RedSox14 Mar 1 Déc - 18:51

L'article du Soir

Sa retraite à peine annoncée, Axel Hervelle est déjà rivé sur l’avenir: «La seule issue, c’est miser sur les Belges»
À 37 ans, le Liégeois est actionnaire du Dôme, à défaut de directeur sportif du Spirou car la pandémie complique sa reconversion en plus d’avoir précipité la fin de sa brillante carrière, sans goût amer.

Propos recueillis par Stéphane Druart  Le 1/12/2020 à 18:07

La finale de la Coupe, perdue le 8 mars à Forest National sous le maillot carolo, restera son ultime match. La pandémie n’a pas mis fin qu’à la dernière saison de basket belge. Elle a longtemps fait hésiter son ambassadeur le plus emblématique du millénaire : Axel Hervelle, qui a annoncé lundi soir que sa superbe carrière ne se prolongerait pas d’une 21e saison… « Je m’étais préparé à l’arrêter cet été, mais avec l’objectif de rester compétitif jusqu’au bout. Nous l’étions. J’avais d’excellentes sensations et le Spirou vivait une bonne dynamique. Alors si le championnat avait repris normalement, j’aurais peut-être craqué : je m’entraînais encore deux fois par jour. Mais le coronavirus m’a coupé l’herbe sous le pied. »

De reports en huis clos, au bout d’une longue réflexion qui témoigne de sa passion intacte, la décision s’est imposée. « Je tiens à rester cohérent : le temps est venu de préparer ma reconversion. » L’entretien que l’ailier-fort liégeois nous a accordé dans un Dôme abandonné, faute d’événements à organiser ou de tables à dresser, les Spirous vivant désormais à Jumet, est donc le premier de « cette nouvelle vie » qu’il entame à 37 ans. Et la première impression, c’est que le jeune papa d’une fille de 2 ans et d’un fils de 10 mois, installé à Nandrin, l’aborde avec la même implication que celle qui lui a permis de refermer à Charleroi une boucle amorcée à Pepinster en 2000 et qui l’a emmené durant 14 saisons en Espagne, sur le plus haut sommet d’Europe, le Real Madrid, avec qui il a remporté deux titres et une Coupe Uleb, puis dans les montagnes du pays basques, à Bilbao, sa famille durant 9 ans.

Axel, que ressentez-vous maintenant que vous n’êtes plus basketteur professionnel ?

Un manque. L’adrénaline de la compétition, pas la routine des entraînements ou la vie du vestiaire. Même si je me suis préparé, il y a un vide. Mais j’ai trouvé le moyen de le combler. Je m’entraîne toujours une fois par jour… sur un vélo. Le cyclisme fait un bien fou à mes articulations : je ne ressens plus aucune douleur. Et je vais me mettre au triathlon. J’envisage même un Ironman ! J’ai besoin de dépenser de l’énergie pour me sentir serein. Seul dans l’effort, je me recentre.

Votre superbe carrière vous permet de vivre de vos rentes ?

Non. J’ai le luxe de ne pas être pressé, mais je dois et veux continuer à travailler. Mais je dois d’abord me former, parce que le basket m’a obligé à arrêter mes études après les secondaires. Même si j’ai appris les langues durant ma carrière. Et que le sport est un moyen d’éducation : la rigueur, le respect, la ponctualité, la concentration… J’ai plein d’amis qui ont réussi dans d’autres domaines grâce à la formation que nous a dispensée Niksa Bavcevic à Pepinster.

C’est au hall du Paire que tout a commencé : cela reste le souvenir le plus marquant ?

La formation à l’extrême dispensée par Bavcevic m’a appris comment travailler et tout investir pour le basket. Cela reste la base de mon inspiration. Pepinster, son fabuleux public, son ambiance, constituent un passage inoubliable. Mais chaque étape m’a marqué. Je n’en ai connu que cinq : une chance. Car sans stabilité, impossible de s’impliquer à fond dans un projet basé sur le collectif, la jeunesse, le local, ces valeurs qui sont mes moteurs. Le Real Madrid, c’était l’excellence. J’en retiens avant tout le premier titre en 2005 puis la Coupe Uleb remportée ici au Spiroudôme. Bilbao, c’était une ville extraordinaire qui vivait à travers ses 9.000 abonnés autant qu’avec le foot. Ma plus grande déception, c’est d’ailleurs de les avoir quittés sur une relégation. Pas les blessures : elles, on ne les contrôle pas. Et puis il y a les Lions : des souvenirs et des ambiances incroyables, avec la victoire contre la Pologne en 2010 pour sommet. Car elle nous a propulsés à l’Euro alors que l’équipe nationale revenait de tellement loin.

On sent bien que votre fibre belge continue à vibrer…

Le niveau actuel des Lions me procure une très grande satisfaction. Cela démontre qu’il existe vraiment du potentiel en Belgique. Mais la seule option pour l’exploiter comme en France ou en Allemagne, c’est de tout axer, infrastructures, coaching, formation, sur les Belges et les jeunes.

On y vient : si vous êtes revenu il y a deux ans à Charleroi, n’était-ce pas pour vous y reconvertir comme directeur sportif ?

Oui, avec l’ambition d’y réinvestir dans la formation, de revenir en Coupe d’Europe et se recentrer sur le basket, mais le Covid a tout compliqué. Je me suis beaucoup impliqué sur la vision ou les objectifs à court terme, et je suis très content du staff en place. J’ai appuyé leurs choix, mais le coach Sam Rotsaert et son assistant Fred Wilmot n’ont pas besoin de moi. Et vu les difficultés financières du club, il n’y a pas de place actuellement pour un directeur sportif : les seules priorités, c’est de payer l’équipe et de survivre sans public ni événement au Dôme. Mais je reste présent, comme un consultant, un œil extérieur à l’équipe. J’assiste aussi à toutes les réunions décisionnelles du Dôme en tant qu’actionnaire minoritaire (4-5 %), puisque j’y ai investi peu après mon arrivée. J’avais envie de m’impliquer dans un projet formateur, de la base au sommet, et Charleroi avait tout pour réussir, à commencer par le complexe des 6 terrains de Jumet, que je ne connais qu’à Valence ou au Real. Je ne regrette pas cet investissement car dans le sport, je le savais hasardeux. Mais désormais, ça devient un vrai challenge.

À Charleroi de préférence, ce sera votre nouveau défi ?

Si on veut de moi car je n’ai jamais voulu m’imposer et je ne cherche pas de conflit. Mais je suis désireux d’apprendre. Je vais m’inscrire à des cours de néerlandais et, sur le conseil de Guy Muya (NDLR : copain issu du même vivier pepin et devenu manager sportif d’Anvers) et à l’initiative de la Ligue, je suis la formation de deux ans de la Fiba, en partenariat avec l’université de Newcastle, sur la gestion globale d’une fédération. Il a fallu retrouver une méthodologie, mais ça me plaît. Le sport et le basket sont des domaines que je connais : c’est le plus naturel pour envisager ma reconversion.

Malgré la crise qu’il traverse, vous restez donc optimiste par rapport au basket belge ?

Bien sûr ! Il faut penser, vivre et poser des choix en fonction de son avenir. C’est la seule issue.

RedSox14
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